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Carthage Dance Days 2018 : Table ronde sur le thème "Décoloniser les corps" à l'IFT


Tunis
Institut français de Tunisie (20-22, avenue de Paris)
ven, 29/06/2018 - 13:00

Le festival des Journées Chorégraphiques de Carthage, Carthage Dance Days, en partenariat avec l'Institut français de Tunisie, a le plaisir de vous inviter à partager un temps riche et privilégié avec des artistes et des chercheurs autour de la thématique "Décoloniser les corps", le vendredi 29 juin à 12h.

 

Ce programme s’orchestre en trois moments : une performance, une table ronde et une lecture performée. Dans un premier temps, Matthieu Nieto ouvre la séquence avec une performance intitulée "I came here to talk - Je suis venu vous parler" où il offre son corps en débat et à la réflexion autour de ces questions : quelles places pour nos identités blanches dans un monde post- colonial ? Comment parler du corps blanc et masculin aujourd’hui ? Comment critiquer son hégémonie tout en évitant culpabilité et fragilité ni verser dans les larmes blanches ? Comment être en dialogue avec le monde sans reproduire la violence coloniale de nos pairs et ancêtres ? Comment utiliser consciemment nos privilèges pour performer des identités blanches qui sortent de leur silence et neutralité ?

 

Le deuxième moment privilégie une table ronde avec la philosophe Seloua Luste Boulbina, la chercheuse et critique d’art Bernadette Dufrêne, le chercheur Joaquim Ben Yaacoub et l’universitaire Héla Yousfi. Les intervenants ouvriront un débat autour des questions de décolonisation des corps, d’une part, autour de la performance artistique pratiquée par les artistes contemporains africains et caribéens, et d’autre part, sur les questions patrimoniales de l’héritage colonial dans le Maghreb et des rapports entre art visuel et révolution tunisienne.

 

Le programme est clôturé par un troisième moment à la fois poétique et politique avec l’acteur et poète Majd Mastoura qui propose une lecture d’un texte de Franz Fanon, traduit en dialecte tunisien par Mariem Guellouz

 

 

Biographie des intervenants

 

Matthieu Nieto est titulaire d’un Master en Arts de la Scène (Paris 8). Il s’est formé à la danse et à la chorégraphie dans des écoles de renommées internationales, tels que Donko Seko à Bamako, Rencontres Internationales de Danse Contemporaine à Paris, Coline à Istres, l'Ecole des Sables à Toubab- Dialaw au Sénégal, Dance New Amsterdam et Peridance à New-York. Il a été interprète notamment pour Joya Powell ; pour Nadia Beugré et a également participé à des projets plus expérimentaux comme Fabrica Europa à Florence en 2017.

Son travail chorégraphique a déjà été présenté à Dance New Amsterdam et au Bushwick Open Studio Festival (USA), au Detours Festival accueilli Wits Theatre (Afrique du Sud), à l'East African Nights of Tolerance Dance Festival (Rwanda), à Donko-Seko et au Centre Culturel Français de Bamako (Mali), au Theatre School (Namibie), au Mueve tus Sentidos Festival (Colombie), à l'Université Paris 8 (France) et au Point-Ephémère dans le cadre de Queer Ecologies (France).

 

Seloua Luste Boulbina est agrégée, docteure et habilitée à diriger des recherches en philosophie. Elle est chercheuse associée au LCSP (EA 7335) à l’Université Denis Diderot Paris. Elle est ancienne directrice de programme La décolonisation des savoirs au Collège International de Philosophie (2010-2016) après avoir été maître de conférences en "Enjeux politiques" à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (1990-2005). Elle a été professeure invitée à l’Université Normale de Pékin (Chine-2013), à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal-2014), à l’Université nationale de Brasilia (Brésil-2018). Théoricienne de la décolonisation, elle travaille sur les questions coloniales et postcoloniales dans leurs dimensions politiques, culturelles et artistiques.

Elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur la décolonisation, les migrations postcoloniales, la postcolonie (Afrique, Caraïbes), le genre. Elle collabore régulièrement avec des artistes et des chorégraphes (Alain Buffard, Akram Khan, Eszter Salamon) et a initié les Transphilosophies (Alger 2016 ; New York 2016 ; Dakar 2017). Ses derniers ouvrages sont L’Afrique et ses fantômes, Écrire l’après (Présence africaine, 2015) et Dix Penseurs africains par eux-mêmes (Chihab, 2016).

 

Bernadette Saou-Dufrene enseigne à l’Université Paris 8 les questions de muséologie et de médiation culturelle. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le Centre Pompidou, notamment Centre Pompidou : trente ans d’histoire (Paris, éditions du Centre Pompidou, 2007). Par ailleurs, sa recherche porte sur les formes de domination symbolique dans les expositions internationales et la constitution des patrimoines du Maghreb. Elle a aussi une activité de critique d’art.

 

 Joachim Ben Yaacoub  est chercheur en arts et en sciences politiques. Il est spécialiste des productions artistiques tunisiennes post-révolution.

 

Héla Yousfi est maître de conférences à l’Université Paris Dauphine- Ses travaux portent sur les enjeux culturels des politiques de développement économique et des changements institutionnels ainsi que sur les mouvements sociaux dans une perspective postcoloniale.

 

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