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"Hor-I-zons" : un jour, une étape, une carte postale !


Tunis
Institut français de Tunisie (20-22, avenue de Paris)
ven, 24/05/2019

Le projet "Hor-I-zons" est une performance marchée de 3000 km environ de l'artiste Ridha Dhib , qui a débuté le 2 mai à Paris et se terminera le 15 août à Sousse. Cette marche est pensée par l’artiste comme l’incarnation d’un trait d’union reliant Paris à la Tunisie via l’Italie.

 

Venez découvrir en exposition, à partir du 24 mai, cette performance grâce à des cartes postales envoyées chaque jour à l'Institut français français de Tunisie par l'artiste. Sa progression sera aussi visible à Elbirou Art Gallery à partir du 19 juin dans le cadre de "Utopies visuelles #2".

 

Muni de son smartphone, l’artiste "déplie" sa ligne d'"Hor-I-zons" sur 106 étapes. À chaque étape et à l'aide d’une application boussole en réalité augmentée pointant vers la ville de Sousse, il prend une photo de l'horizon ciblé. Il envoie chaque jour à l'Institut français de Tunisie une carte postale. C’est cette série d’images qui finira par former sa ligne d'"Hor-I-zons".

 

Ridha Dhib est né à Sousse (Tunisie) en 1966, diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulon, vit à Paris depuis 1991. Avant de faire rhizome dans des pratiques hétérogènes, la peinture fut longtemps son médium de prédilection. Depuis une quinzaine d’années il travaille sur une recherche plastique dont la problématique principale est de "libérer" la ligne du plan. Dans un premier temps, il s’est approprié un pistolet à colle en l’utilisant à contre-emploi : avec cet outil, il ne s'agissait plus de coller les matériaux, mais plutôt de décoller et libérer la matière. Chemin faisant… la marche connectée a pris une place de plus en plus prégnante dans sa problématique. Ainsi, c'est grâce à son smartphone que son corps devient pinceau traceur de lignes impalpables sur la surface de la terre. À son tour, le smartphone devient palette numérique génératrice et compilatrice de données multiples et variées… Il en résulte une œuvre en devenir, mutante et polymorphe, entre installations et performances, matière palpable et matière numériques… Dessinant ainsi une carte à dimension rhizomatique et poétique. Ses œuvres ont essaimé sur le Web et IRL, en France et à l’étranger. Parmi les plus notables on peut citer : une contribution dans la revue Chimères, Marcher contre le marché (Numéro 93), Tawaf algorithmique, vidéo dans le cadre du Novembre Numérique (2018 ), Derrida Arabesques (2018) une performance en compagnie de la chorégraphe Saâdia Souyah au collège international de philosophie, Dérive circulaire n° 1, performance marchée dans Paris, Festival Oohlal'Art "Aéro" (installation, Je suis tracé, donc je trace, performances sur le chemin de Compostelle, Festival des Éphémères, installation aux Jardins d'Éole à Paris , Code and Link installation en Italie, Instants Flux, performance Entre-deux flux : entre B'chira Art Center à Tunis et l'atelier de Ridha Dhib à Paris, et Printemps des Arts de la Marsa en Tunisie (2010), Resonance(s) a Deleuze and Guattari, installation/performance au SantraIistanbul, Istanbul (2010), Expo Sichtbare gedachten Geel : exposition à Geel, (Belgique,2010), Land art Rhizome au pays du soleil Levant à Nara et Kyoto (2007)…

 

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