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De la poésie, du rythme, du style : le Slam en Tunisie



L'attente, longue et fébrile, se brise finalement par un tonnerre d'applaudissements : Grand Corps Malade entre en scène, visiblement surpris par l'accueil que lui réserve un public déjà galvanisé par Redouane Bougheraba, le jeune comique marseillais plein de promesses. Par deux fois, cette scène se répète à Sousse puis à Tunis, à l'occasion des deux concerts donnés, les 29 et 31 mars 2012, dans le cadre de la Semaine de la Francophonie. De véritables spectacles en réalité, tant la qualité musicale et la prestation scénique du slameur et de sa troupe de musiciens ont tenu en haleine les spectateurs. 

 

Portés par sa voix grave, les mots, pesés au trébuchet s'enchaînent et font mouche, révélés par l'écrin musical tissé par les quatre musiciens du groupe. Après les titres les plus populaires, l'exaltation est à son comble au moment où résonnent les premières notes de Inch'Allah, repris en chœur par la salle.

 

Les indices s'accumulent : des concerts à guichets fermés, des slameurs tunisiens de haut vol, des ateliers qui attirent toujours plus de curieux. Le slam en Tunisie a bien le vent en poupe.

 

Après la breakdance, le Slam : une nouvelle fois, l'Institut français de Tunisie a parié sur la culture urbaine en mettant ce genre musical sous le feu des projecteurs. Retour en images sur des journées menées sur un tempo prestissimo.

 

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