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Conférence de Bernard Bachelier : les défis de la sécurité alimentaire mondiale en 2050


Tunis
Institut National Agronomique de Tunis
lun, 21/05/2012 - 16:00



Comment nourrir le monde en 2050 ? Une question simple qui soulève pourtant des problématiques bien plus complexes et exige des réponses qui font appel aussi bien à l'agronomie qu'à l'économie ou à la sociologie.

 

Bernard Bachelier, ingénieur agronome de formation, ancien directeur général du Centre International en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) et fondateur du FARM (Fondation pour l'Agriculture et la Ruralité dans le Monde), proposera des éléments de réponse à l'occasion d'une conférence qui se tiendra le lundi 21 mai 2012, à 16h à l'Institut national Agronomique de Tunis.

 

Après avoir examiné les scénarios de prospectives alimentaires et identifié les déterminants et les enjeux autour de questions centrales (Quelles hypothèses décisives en terme de demande ? À quelles conditions l'agriculture mondiale pourra-t-elle satisfaire les besoins ? Où sont les terres disponibles ? Quels sont les potentiels de croissance des rendements ? ), Bernard Bachelier s'intéressera aux réponses que la recherche agronomique peut apporter à ces défis, notamment : l'agro-écologie, les biotechnologies, les technologies de l'information et les innovations dans le domaine de l'agriculture.

 

 

Commentaires


l'agro-écologie, les biotechnologies, les technologies de l'information et les innovation dans le domaine de l'agriculture
Loin d’être sceptique ou pessimiste la recherche
scientifique doit être rapprochée et vulgarisée aux petits exploitants de moins de 5 hectares pour assurer la pérennité à une agriculture vivrière touchant le monde paysan de l'autre Tunisie intérieure..les techniciens doivent être à proximité
pour mettre en pratique les vraies pratiques utiles à nourrir les familles rurales et nourrir le monde..


-1-Faciliter la sortie de l’agriculture. (Nouveau concept de la mobilité sociale en monde rural)
Certains concepts doivent-être révisés. En effet l'approche de développement du monde rural ne doit en aucun cas avoir pour objectif de maintenir et d'attacher les ruraux en compagne en présumant la désertion des champs et l'asphyxie des villes ou la " ruralisation des villes". Cette conception est urbaine, exiguës bureaucratique et gravissime du développement rural dans la mesure où elle assiège le monde rural entre le piège et la crise. L'exode rural n'est pas un phénomène, c’est une conséquence directe de l’évolution sociale et démographique. Le monde rural, outre ces spécificités, est une ressource naturelle qui fonctionne comme un appareil dont les rendements sont limités et ne peut assurer l'entretien que d'un nombre bien déterminé d'individus et autant supporter une pression démographique plus que ces capacités. Cet appareil on doit le considérer comme une entreprise ayant une capacité de recrutement limitée et tout suremploi l'entraîne dans des difficultés structurelles. De ce fait il faut préparer les villes à accueillir non le flux migratoire mais plutôt la mobilité sociale, pour ce faire, il faut des aménagements et une infrastructure économique capable d’absorber l’excédent démographique de la compagne. Cette infrastructure économique peut être financée par l’argent de la privatisation en effet Compte tenue que l'arrière pays a une économie basée sur l'agriculture avec un manque de capitaux criant. Le désengagement de l'Etat, à long terme va pénaliser la région et on va se trouver avec un déficit en matière de création d’entreprises. Il est alors important d'envisager un processus en boucle qui consiste à recycler l'argent de la privatisation où l'Etat construit des usines puis elle les privatise et elle les met en bourse. De même il faut bien tirer profit du réseau ferroviaire en aménageant des tronçons pour la création d’un chapelet de zones industrielles limitrophes au chemin de fer pour mieux économiser l'énergie.
-2- Les structures professionnelles
Les structures professionnelles n’arrive pas à émergé, il faut alors développer les capacités de ces structures pour qu’elles puissent identifier et formuler leurs besoins ainsi que négocier et prendre la décision (j’ouvre ici une parenthèse pour transmettre un message que m’a confié les agriculteurs de Béja. Ils exhortent l’UTAP pour qu’elle entre en négociation avec le gouvernement pour ajuster le prix du blé au cours mondial et de réviser le barème des céréales)
-3-Libéralisation des prix
les défis du passé ne sont pas les défis du futurs : à la production s'ajoutent maintenant des questions de qualité et de commercialisation mondiale .La présence lourde de l'Etat génère des distorsions qui entravent le fonctionnement des filières et freinent leur réactivité Le réflexe de l'état gendarme persiste encore il est reflété par les méthodes musclés des inspecteurs du Ministère du Commerce qui contrôlent les prix sur les marchés de gros et prennent des mesures pour décourager les prix élevés, en ordonnant aux négociants de ne pas vendre un produit ou de retirer un produit du marché quand le prix est élevé ils les menacent de fermer leur commerce et la confisquer leur balance . Il est alors important, pour que les agriculteurs profitent des avantages de la mondialisation, de libérer les prix des produits agricoles.
-4-La bonne gouvernance
La hausse des prix des céréales va profiter aux villes du nord de la Tunisie ces villes peuvent devenir riches prospères et créatrices d’emplois, il faut alors œuvrer pour que l’excédant monétaire soit utiliser pour la création de nouvelles entreprises , pour cela il faut créer un climat serein et confiant en installant les outils de transparence et de bonne gestion il faut tout faire pour que ce qui s’est passé à la centrale laitière LAINO en 2003 ne se répète plus. (Une gestion douloureuse qui a entrainé l’écroulement de toute la filière lait, elle s’inscrit actuellement dans la mythologie rurale du nord ouest tunisien)
-5-Les biocarburants
Pour les bios carburants je ne partage pas l’idée avec le rapport ; je considère que la solidarité avec les 2 milliards de pauvres dans le monde exige une action commune afin de ralentir l’expansion des unités de biocarburants ceci en encourageant les énergies alternatives et renouvelable comme le soleil, les éoliennes et le nucléaire. De même à part le biocarburant issue de la canne à sucre du Brésil ; les biocarburants exigent de la biomasse, de l’intensif donc beaucoup de nitrates et de pesticides et de pollutions
-6-Les OGMs
Oui aux OGM pour aussi une solidarité avec les 2 milliards de pauvres. Une grande partie du monde est menacée par la famine le seul moyen de produire plus c’est de faire appel à la génétique. Il faut que les agriculteurs profitent des OGMs et la recherche tunisienne en conséquent ne rate pas cette révolution tout en lui offrant les fonds et les moyens nécessaires
-7-Nouveau rôle de l’administration
Une fois les structures professionnelles ont émergé il faut leurs éviter les difficultés structurelles et organisationnelles et mieux cerner les responsabilités et éviter les négligences, une restructuration est nécessaire et urgente qui touchera les aspects institutionnels comme le système de vulgarisation, le système de la production végétale et le système de la production animale. Pour ce faire il faut :a) : La création de l’office de la production végétale un office qui lui sera affecté les moyens et l’effectif actuel de la direction de la production végétale.b) : Transférer les moyens et les effectifs actuels de la direction de la production animale à l’office de l’élevage. Cette restructuration est impérative dans la mesure où elle réduit les intervenants et le chevauchement des taches et installera l’équivalent d’un guichet unique tout en rationalisant les dépenses publics et le financement non justifié des postes non fonctionnels.
La contrainte temps ne permet pas de commenter d’avantage le Rapport. L’Association Méditerranéenne Pour le Développement est entrain de réfléchir pour une exploitation profonde de ce rapport. Il sera utilisé comme un support au quel il lui sera greffé des actions et des approches tout en dégageant une stratégie, et éventuellement un programme de développement et un plan d'action.


On ne peut qu'être d'accord avec ammar khemili . Mais comment réussir à diffuser l'information efficacement aux petits exploitants ?

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