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Emna Belhaj Yahia sélectionnée pour le Prix Edgar Faure 2014



Le dernier ouvrage d'Emna Belhaj Yahia, Tunisie : questions à mon pays, a été retenu dans la liste des dix sélectionnés concourrant au prix de littérature politique Edgar Faure, remis chaque année depuis 2007 pour récompenser le meilleur ouvrage politique de l’année, par un jury renouvelé annuellement et composé de personnalités issues du monde politique et médiatique français.

 

Son ouvrage commence comme un récit de la Révolution tunisienne, pour se changer progressivement en essai et proposer au lecteur une réflexion audacieuse et originale sur le paradoxe d'un peuple qui met à la porte un dictateur pour envoyer ensuite aux commandes, par le biais des urnes, une majorité politique prônant l'établissement d'un ordre religieux conservateur.

Emna Belhaj Yahia remonte aux sources des événements qui agitent son pays depuis janvier 2011 et met en évidence les contradictions de ses concitoyens, tiraillés entre désir de démocratie et de développement et rejet de certaines valeurs universelles, perçues comme des inventions de l'Occident.

 

Emna Belhaj Yahia vit à Tunis, où elle est née. Après des études de philosophie en France, elle a enseigné quelques années cette discipline puis s'est investie dans le secteur associatif et culturel. Membre de "Beit Al-Hikma", l'Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts, elle est l'auteure de nombreuses publications – articles, nouvelles, romans – récompensées par plusieurs prix en Tunisie, dont le Comar d'Or 2012 pour son roman Jeux de rubans.

 

Références de l'ouvrage :

- Emna Belhaj Yahia, Tunisie : questions à mon pays, (Editions de L'Aube, 2014, 160 p.)

- Emna Belhaj Yahia, Tunisie : questions à mon pays, (Editions Déméter, 2014, 124 p.)

 

Commentaires


C'est un bon livre et je suis contente d'apprendre qu'il est sélectionné. Les femmes de ce pays sont formidables. Pourvu qu'aucune nouvelle dictature ne vienne nous empêcher de vivre libres et dignes.

Je suis heureuse d'apprendre cette nouvelle qui me permet de dire "ouf ! heureusement que le monde de la culture en France possède encore sa lucidité, contrairement à celui politisé des mass-médias, notamment la télévision". La récompense de cette grande dame tunisienne prouve une fois de plus qu'en Tunisie il n'y a pas que des "femmes objets", rétrogrades partisanes de la violence et de la soumission aveugle. La femme intellectuelle tunisienne est généralement une femme qui fait honneur à ses idées et à ses principes. Sa détermination à vouloir sauver son alter ego et sa patrie est réelle et absolue. Certes, l'environnement social tunisien n'est pas souvent généreux envers elle, aussi la récompense de son effort, surtout par les représentants de la culture française, culture des droits de l'homme et de la modernité, représente-t-elle, à nos yeux,une sorte de valeur sûre de la réflexion de la femme moderne tunisienne. Merci à tous ceux qui ont sélectionnés cet ouvrage et à ceux qui l'ont honoré du Prix Edgar Faure !

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