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JCC 2014 : Hommage à Maurice Pialat


Tunis
Cinéma "Le Parnasse"
sam, 29/11/2014
ven, 05/12/2014

Dans le cadre des JCC 2014, l'Institut français de Tunisie vous propose un hommage à Maurice Pialat, avec cinq de ses films les plus appréciés du public : le court-métrage "L'amour existe", et les longs-métrages "Loulou", "Police", "À nos amours" et "Van Gogh".

 

Après avoir d'abord voulu être peintre, Maurice Pialat a réalisé au cours des années 1950 et 1960 des courts métrages amateurs puis professionnels. Ce n'est qu'en 1968, à l'âge de 43 ans, qu'il a pu tourner son premier long métrage, "L’enfance nue", une fiction sur un enfant de l'assistance publique tournée avec des acteurs non professionnels.

Après la réalisation d'une série pour l'ORTF, "La maison des bois", il a tourné avec Marlène Jobert et Jean Yanne un film qui remporte un premier succès public, "Nous ne vieillirons pas ensemble". Maurice Pialat a tourné avec les plus grands acteurs français, dont certains qu'il a révélés au public, et exercé l'une des influences les plus importantes sur la génération de cinéastes qui a débuté au cinéma dans les années 1980 et 1990.

Maurice Pialat a reçu le prix Jean-Vigo pour "L'enfance nue" (1968), le prix Louis-Delluc et le César du meilleur film pour "À nos amours" (1983) et la Palme d'or au festival de Cannes pour "Sous le soleil de Satan" (1987).

 

La sélection des films :

 

• Dimanche 30 novembre, 18h - Cinéma "Le Parnasse"

L'amour existe

[Documentaire, 1960, 20mn]

C'est le premier film professionnel de Maurice Pialat, réalisé en 1960, redécouvert en 2001 lors d’une rétrospective intitulée "Courts métrages Nouvelle Vague", autour des productions Braunberger.

La présence de ce film dans une programmation "Nouvelle Vague" semblait tenir uniquement à sa date de sortie, tant il annonce les préoccupations ou le style de son auteur davantage qu’il ne participe aux bouleversements qui secouent le cinéma français à la lisière des années 60. En effet, Maurice Pialat a toujours farouchement critiqué les réalisateurs "Nouvelle vague" qui ont fait fureur en France dans les années 60 et 70.

Terriblement désespéré quoique cyniquement sobre, ce documentaire sur la banlieue est une œuvre de et sur la marge, à la périphérie du genre documentaire.

 

Loulou (après "L'amour existe", en présence de Sylvie Danton Pialat)

[1980, 110 mn]

avec Isabelle Huppert, Gérard Depardieu et Guy Marchand

Nelly (Isabelle Huppert) n'en peut plus de sa petite vie rangée auprès d'André, son mari (Guy Marchand). Ainsi, elle fait de Loulou son amant (Gérard Depardieu), dans le but de devenir heureuse. Pourtant, Nelly tombe enceinte et avorte...

 

• Lundi 1er décembre, 18h - Cinéma "Le Parnasse"

À nos amours

[1983, 95mn]

avec Sandrine Bonnaire, Evelyne Ker et Maurice Pialat

Suzanne (Sandrine Bonnaire) a quinze ans. En vacances sur la Côte d'Azur, elle repousse Luc, le jeune homme qui est amoureux d'elle, puis se donne à un Américain inconnu sur la plage. De retour à Paris, elle multiplie les aventures amoureuses. Ses parents se séparent. Son père (Maurice Pialat) quitte la maison. Elle doit faire face à l'hostilité de sa mère (Evelyne Ker) et de son frère. Son mariage se solde par un échec. Après avoir revu son père, elle part avec un amant aux États-Unis.

 

• Mardi 2 décembre, 15h - Cinéma "Le Parnasse"

Police

[1985, 113mn]

avec Gérard Depardieu, Sophie Marceau et Richard Anconina

Mangin (Gérard Depardieu), un flic à la fois brutal et sensible, voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec Noria (Sophie Marceau). Leur histoire d'amour insolite est axée autour du trafic de drogue. Ce polar illustre les rapports troubles entre policiers, truands et avocats du "milieu" parisien.

 

• Mardi 2 décembre, 16h - Espace L'Agora (La Marsa)

• Mercredi 3 décembre, 15h - Cinéma "Le Parnasse"

Van Gogh

[1991, 158mn)

avec Jacques Dutronc

En 1991, Maurice Pialat réalise son "Van Gogh". Le film montre les derniers jours du peintre à Auvers sur Oise, ses relations avec son frère Théo Van Gogh et le docteur Gachet et ses amours avec la fille du docteur Gachet. Avec 1,3 million d'entrées en France, le film est de nouveau un grand succès populaire. Lors de la cérémonie des Césars, Pialat se vexe parce que son film, nommé dans de nombreuses catégories, ne reçoit finalement qu'un César, celui du meilleur acteur pour Jacques Dutronc.

 

Retrouvez le programme des JCC 2014 sur ce lien.

 

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