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JCC 2014 : Hommage à Samba Félix N'Diaye


Tunis
Cinéma "Al Hamra" - Cinéma "Amilcar" (El Manar) - Espace L'Agora (La Marsa)
sam, 29/11/2014
ven, 05/12/2014

Dans le cadre des JCC 2014, l'Institut français de Tunisie vous propose un hommage à Samba Félix N'Diaye, né à Dakar le 6 mars 1945, est un cinéaste documentariste sénégalais. Au-delà de sa notoriété nationale, il est considéré comme "le père du documentaire africain", et a réalisé près de 25 films depuis le début de sa carrière, au milieu des années 1970, jusqu'à sa disparition en 2009.

Samba Félix N'Diaye éprouve une passion pour le cinéma dès son plus jeune âge. Adolescent, il fréquente régulièrement le ciné-club du Centre culturel français de Dakar. Après une formation en droit et sciences économiques à l'université de Dakar, il poursuit des études de cinéma à Paris (Université de Paris VIII et École Louis-Lumière) et, en parallèle, suit des cours d’ethnopsychiatrie à l’École des hautes études.

 

La sélection des films :

 

• Dimanche 30 novembre, 17h - Cinéma "El Hamra"

• Mardi 2 décembre, 19h30 - Cinéma "El Hamra

Trésors des poubelles : les chutes d'or de Ngalam

[1989, 16 mn]

Au Sénégal, quand les moyens font défaut, l'imagination ne manque pas ! Samba Felix N'Diaye a filmé les petits métiers survivant grâce à un artisanat de récupération. Avec ingéniosité, tous ces artisans travaillent sur des matériaux de récupération d'origines diverses pour la fabrication d'objets populaires. Chutes d'or ou comment les chercheurs d'or de la baie de Soumbedioune récupèrent la poussière d'or dans le sable rejeté par les bijoutiers de l'autre rive.

 

• Dimanche 30 novembre, 16h - Espace L'Agora (La Marsa)

• Vendredi 5 décembre, 19h30 - Cinéma "El Hamra"

Questions à la terre natale

[2007, 52mn]

Après de longues années passées à l'étranger, Samba Félix N'Diaye revient dans sa ville natale, Dakar et ces retrouvailles avec son pays suscitent en lui une interrogation de fond sur les plans politique, économique et historique. En quête de réponses auprès de personnalités (politiques, économiques, intellectuelles), de membres d'organisations internationales mais aussi de la société civile, amis d'enfances, anciens militants... comme autant de portes-parole d'une Afrique à l'heure de la mondialisation. Ce film est le récit de ce voyage.

 

• Lundi 1er décembre, 14h30 - Cinéma "El Hamra"

Dakar-Bamako

[1992, 58mn]

Le Dakar-Bamako est issu du projet de l'administration coloniale Dakar-Niger, initié par l'ambitieux capitaine Gallieni qui avait pour objectif de créer un réseau unique en son genre permettant un mouvement rapide et efficace des troupes militaires coloniales, mais aussi de faciliter l'évacuation des ressources minières et agricoles de l'intérieur du pays au port de Dakar puis vers l'Europe.

Dans les années 1990, le Bamako express mettait plus de 36 heures pour relier Dakar à Bamako, environ 1 200 kilomètres. Pendant cette traversée, le train se transforme un lieu de cohabitation entre voyageurs, et plus particulièrement entre Sénégalais et Maliens.

 

• Lundi 1er décembre, 17h - Cinéma "Amilcar" (El Manar)

• Jeudi 4 décembre, 14h30 - Cinéma "El Hamra

Lettre à Senghor

[1998, 52mn]

Le cinéaste rassemble ses souvenirs, explore sa propre mémoire et celle des siens pour écrire une "lettre" à Léopold Sédar Senghor le poète, l’académicien, mais aussi l’ex-chef d’État du Sénégal. Les mots et les images s’adressent à l’ancêtre, le grand-père au sens africain du terme, celui à qui l’on peut tout dire, les paroles les plus secrètes, les confidences les plus sincères comme les piques les plus mordantes...

 

• Mardi 2 décembre, 17h - Cinéma "El Hamra"

Ngor, l'esprit des lieux

[1994, 91mn]

En 1994, Samba Félix N'Diaye aborde pour la première fois le long métrage avec Ngor, l'esprit des lieux, interprété par les habitants de Ngor, un village situé à la périphérie de Dakar. Il montre comment, grâce à un site imprenable à l'extrémité ouest de la presqu'île et une organisation sociale stable, la localité a su résister à l'emprise des urbanistes qui ont peu à peu déstructuré les autres quartiers traditionnels, absorbés par une agglomération envahissante.

 

• Mercredi 3 décembre, 14h30 - Cinéma "El Hamra"

Un fleuve dans la tête

[1998, 54mn]

Descendre le fleuve Niger sur plus de 500 km à la rencontre des populations et de leurs musiques, c’est le pari d’une dizaine de musiciens africains et européens, tous solistes, réunis dans une pirogue qui les mène, au fil du fleuve, de village en village pour jouer avec les habitants en organisant des concerts communs.

 

• Jeudi 4 décembre, 19h30 - Cinéma "El Hamra"

Rwanda pour mémoire

[2003, 68mn]

Samba Félix N'Diaye découvre le Rwanda en accompagnant un voyage organisé pour des écrivains internationaux.

À l'initiative de Fest'Africa, une dizaine d'auteurs africains se sont retrouvés en résidence d'écriture à Kigali, quatre ans après le génocide qui a déchiré le Rwanda.

Entre avril et juillet 1994, le génocide des Tutsis et le massacre des Hutus modérés ont fait un million de morts. En mai 2000, à l'occasion de la parution d'une série d'ouvrages inspirés du génocide, des écrivains, des intellectuels et des artistes d'Afrique et d'ailleurs se retrouvent au Rwanda pour parler de leurs expériences. L'auteur recueille leurs impressions et leurs analyses pour tenter de mieux comprendre la portée d'un génocide en terre africaine. Il visite des endroits où ont eu lieu des massacres et filme l'environnement pour saisir l'atmosphère du drame et des espoirs possibles d'apaisement.

 

Retrouvez le programme des JCC 2014 sur ce lien.

 

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