Alune Wade est né à Dakar le 9 juin 1978. Son père, musicien formé à Paris, est à la tête de l’Orchestre Symphonique de l’armée sénégalaise. Ses parents l’initient à la musique classique, aussi bien qu’au jazz et à la soul. À sept ans, volonté paternelle oblige, il prend chez lui sa première leçon de piano. Et de solfège. Quelques années de formation musicale plus tard, les premières envies le démangent, la batterie d’abord avec veto familial immédiat, la guitare ensuite. Au final, le besoin de basse l’emportera malgré tout. Basse électrique, contrebasse l’instrument aux quatre cordes de base lui parait en filiation naturelle avec l’Afrique "Je suis carrément fasciné par la basse. Instrument très africain de par ses fabuleuses possibilités rythmiques. Classique, jazz, world, chanson elle s’adapte illico à tous les contextes, tous les genres. Elle représente la colonne vertébrale de l’orchestre, lien précieux entre la rythmique et les instruments harmoniques". Les références sur cet instrument version électrique, Alune va les chercher du côté des manches de Stanley Clarke ou Jaco Pastorius. Il est également fasciné par Marcus Miller.
L’Afrique demeure pourtant son berceau naturel. Et la musique qui va avec. Parlons-en au pluriel s’il vous plait "Il existe pour moi beaucoup de musique africaine. Du Mali, du Sénégal, de l’Afrique du Sud mais de l’Algérie ou du Maroc aussi. "Au-delà de vaines étiquettes j’y trouve tellement de styles, de couleurs, de mélanges. Le tout caractérisé par une évolution actuelle très rapide. Ce que j’aime dans les rythmes, les harmonies de l’Afrique d’aujourd’hui c’est ce mélange, ce métissage permanent", d’où sa volonté de l’appliquer, le faire passer dans sa propre musique, son travail de composition.