Language Icon
Nezha RHONDALI & Myriam RABAH-KONATÉ
Portraits
Nezha Rhondali est une artiste maroco-française, installée au Maroc. A partir de son moyen d’expression privilégié qu’est la danse improvisation, Nezha développe des projets aux lisières de l'art, du politique, du social et de l'environnement. Elle fonde la compagnie Irtijal, dédiée à la danse et à la performance, ainsi que plusieurs projets et plateformes visant à promouvoir la création performative au Maroc. Son travail s’inscrit également dans des espaces hybrides de recherche et de création, favorisant la rencontre entre artistes, publics et pratiques contemporaines.
Myriam Rabah-Konaté est une artiste qui développe une pratique pluridisciplinaire à la croisée de la danse, du documentaire sonore, de l'écriture et de la transmission. Son travail explore les liens entre mémoire, territoire et perceptions sensibles, en s'intéressant à la manière dont les récits, les émotions et les expériences façonnent notre rapport aux lieux. Une large part de sa pratique se construit dans le cadre de projets participatifs avec de jeunes publics, mêlant recherche, création et transmission autour de la cartographie sensible, de l'écoute, de la photographie et des pratiques artistiques. Ses projets se développent aujourd'hui entre la France et le Maroc, dans une approche où création artistique et enquête de terrain se nourrissent mutuellement.
Projet : Khayti Résidence : du 9 mai au 28 juin 2026
"Khayti" est un projet qui prend naissance à partir d’un fil de laine provenant d’Ouled Saïd, au Maroc. À travers les gestes de l’« empelotement » et du tissage, le projet explore les liens qui se tissent entre les femmes, les territoires et les mémoires. Inspirée des savoir-faire textiles transmis de génération en génération, cette recherche interroge les récits, les expériences et les héritages portés par ces gestes ancestraux. Entre performance et chorégraphie, "Khayti" envisage le fil comme un vecteur de transmission, de sororité et de circulation entre les espaces, les histoires familiales et les expériences diasporiques.

Échos Salammbô