Language Icon
Nadia BERKANI
Portrait
Nadia Berkani est une artiste franco-algérienne basée en France. Diplômée des Beaux-Arts de Lyon et du VGIK, école de cinéma à Moscou, elle développe une pratique pluridisciplinaire nourrie par une formation en danse et en pratiques posturales. Son travail s’inscrit dans des dispositifs complexes où elle associe régulièrement des artistes issus de champs variés (danse, architecture, musique, etc.). Elle y déploie des performances et des actions où le corps et l’espace occupent une place centrale, comme lieux d’expérience et de perception.
Projet : Ma mère Résidence : du 9 mai au 5 juin 2026
"Ma mère porte une étoile sur le front, elle est berbère constantinoise" est un projet de recherche qui explore les liens entre mémoire familiale, héritage culturel et expérience du territoire. Initialement conçu comme un dialogue avec le danseur slovène Bostjan Antončič, le projet a évolué au fil de la résidence pour devenir une enquête plus intime sur les traces visibles et invisibles qui relient les individus à leur histoire. À Sousse, Nadia Berkani engage un travail situé à la frontière du documentaire et de la fiction, nourri par les récits de sa mère et de ses grands-parents, les mémoires partagées entre l’est de l’Algérie et la Tunisie, ainsi que par sa propre expérience sensible du territoire. La résidence devient alors un espace de réactivation d’une mémoire transmise, où se croisent histoire familiale, culture berbère chaouie et observation du présent. Photographie, écriture, aquarelle et performance constituent les outils de cette recherche. À travers un protocole fondé sur l’attention, la marche et l’arpentage, l’artiste interroge les notions d’appartenance, de transmission et de mémoire, dans un dialogue constant entre paysage intérieur et territoire vécu.

Échos Salammbô

Interlude #14

Lors de son "Interlude" de fin de résidence, Nadia Berkani a investi le jardin de la Villa Salammbô et a projeté une série de photographies et un manifeste élaboré pendant son séjour à Sousse. En parallèle, aquarelles et écritures automatiques composent un ensemble fragmentaire, rassemblé dans de petits cahiers fabriqués sur place. Réduites à une palette de bleus, ces œuvres prolongent une recherche sur la lumière, la contrainte et la concentration, entre observation et dérive poétique.