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Place à la parole et au débat pour les jeunes !



Le projet "Ambassadeurs en Herbe" met en œuvre, de l’école primaire au lycée, des compétences de plurilinguisme et de médiation linguistique et culturelle autour de problématiques internationales d’actualité, transversales et pluridisciplinaires.

 

Développé autour de véritables "joutes oratoires", le projet se fonde sur des pratiques d’oral diversifiées.

Cette prestation sur la maîtrise du débat est organisée pendant l'année scolaire à l'échelle de l'établissement, du pays puis de la zone, avant une grande rencontre des "ambassadeurs en herbe" à Paris au mois de mai. Il met en évidence les valeurs que promeut l’AEFE dans une logique de mise en réseau MONDE-AEFE de tous les élèves.

 

C’est ce jeudi 8 février que s’est déroulée la finale PAYS TUNISIE d’Ambassadeurs en herbe 2017 au lycée Gustave Flaubert de la Marsa.

 

Ce projet fédère les établissements du réseau AEFE et partenaires autour de valeurs humanistes ; il favorise le développement des compétences linguistiques des élèves et se déroule en trois étapes devant un jury neutre qui associe des personnalités du monde diplomatique. Cette année, il s’est composé de Mme Joëlle Féral, Conseillère culturelle adjointe et coordinatrice AEFE, de Mme Jasna Zernoviche, Ministre Conseillère de l’Ambassade de la République de Serbie, de M. Patrice Budry, Attaché de coopération auprès de la représentation de l’Union Européenne en Tunisie, et de M. Mehdi Boubaker, Professeur universitaire et ex-conseiller ministériel auprès du Ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine.

 

Trois établissements présents, l’Établissement régional de La Marsa, l’École Internationale de Carthage et l’Établissement régional de Tunis, représentés chacun par trois équipes de jouteurs (Primaire, Collège et Lycée), de modérateurs et de médiateurs.

 

Au lancement du thème "Quelle place pour l’éducation aux médias dans l’école du 21e siècle" les jouteurs de chaque niveau font un exposé en français et résument ensuite les principaux arguments de leurs interventions en arabe. Les difficultés ne sont évidemment pas du même ordre pour tous les niveaux : les primaires évoquent le sujet en le contextualisant dans leurs univers scolaire et/ou familial, les collégiens placent le débat au niveau de leur pays de résidence et les lycéens se prêtent à une réflexion plus globalisée, intégrant des problématiques transversales.

 

Lors de la deuxième étape Débats les modérateurs jouent un rôle essentiel de "provocation intellectuelle". Ils mettent en évidence contradictions, zones d’ombres et difficultés perçues lors des discours.

 

À la troisième et dernière étape, c’est aux médiateurs de faire une restitution fidèle et synthétique des débats en langue anglaise. Ce projet annuel met en valeur l’importance du discours, du débat, de la réflexion et aussi de la tolérance et du respect des idées d’autrui. Mise à part la pertinence du sujet qui se place dans un contexte plus qu’actuel, plusieurs problématiques ont été évoquées lors des différentes étapes. L’éducation aux médias est primordiale dans un monde où la technologie est omniprésente, où les informations se cherchent en très grande majorité sur Internet et où les réseaux sociaux sont désormais indissociables de la vie quotidienne. Face à ce flux accessible à tous, il est "obligatoire" d’en connaitre les règles d’utilisation.

 

Et c’est justement à l’école que cet apprentissage doit se faire. C’est à l’école et dès le plus jeune âge, que s’apprennent la formation à l’esprit et le discernement face à la profusion d’informations. D’ailleurs, malgré le jeune âge de l’ensemble des participants, les risques du pouvoir des médias sur la société, sur la vie quotidienne et sur la politique sont présents dans les esprits : les médias peuvent faire et défaire le monde. Seule une vision globale, détachée et juste, incluant la remise en question des faits, l’investissement personnel et l’intérêt porté sur l’ensemble des points de vue constituent les piliers d’une vraie démocratie et de la liberté d’expression.

 

L’équipe gagnante défendra les couleurs de la Tunisie lors de la finale ZONE qui se tiendra au Maroc et rassemblera les équipes du Maroc, de la Tunisie, de l’Égypte et de l’Algérie.

 

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