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"Sur le pas de ta porte", une création chorégraphique de Selim Ben Safia


Tunis
Institut français de Tunisie (20-22, avenue de Paris)
sam, 04/03/2017 - 19:00

Pour sa 8ème création chorégraphique la Compagnie Selim Ben Safia présente "Sur le pas de ta porte", le samedi 4 mars à 19h à l’Institut français de Tunisie, suite à une résidence qui s'est tenue du 6 au 27 novembre 2016 à Dar Eyquem, à Hammamet.

 

Cette création réunit sur scène et pour la première fois, 3 musiciens et 2 danseurs : Imed Alibi, Zied Zouari, Khalil Hentati (EPI/Dhamma) et le duo de danseurs "Mai".

 

La pièce met en scène des corps qui se déchirent, qui se débattent, qui souffrent… mais qui ne font qu’un face à l’adversité, des corps qui restent debout face aux dangers communs, des corps qui résistent viscéralement face au danger.

 

Cet événement est organisé en partenariat avec l’Institut français de Tunisie et le Ministère tunisien des affaires culturelles.

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

Chorégraphie et mise en scène : Selim Ben Safia

Création musicale : Imed Alibi, Zied Zouari, Khalil Hentati

Interprétation : Alice Kinh, Théo-Mogan Gidon

 

Dans le noir, le son du violon retentit. Une musique vibrante qui s’intensifie au fur et à la mesure que la scène s’illumine, on aperçoit des personnages qui déambulent tels des corps sans âme. Ils tombent de tout leur poids et se relèvent en laissant sur le sol, une partie d’eux-mêmes. D’autres personnages se dessinent au sol, des vêtements, des silhouettes certes inanimées, mais renvoient à une image dérangeante de cadavres juchés sur le sol. Animée par le jeu des danseurs et par une musique jouée en "live", cette scène gagne toute sa puissance dans la répétition des gestes des danseurs et la synchronisation de ceux-ci avec ceux dans musiciens. Les interprètes quittent la scène mais les corps/vêtements au sol/silhouettes restent là. Pour la mémoire. Tout au long du spectacle, ils tomberont au sol, se relèveront, se débattront, comme pour refuser ce qui leur arrive, comme pour repousser leurs limites. Les musiciens, sur scène, sont également interprètes : ils ne font qu’un avec les danseurs à travers le son qu’ils produisent mais également via leurs gestuelles étudiées. Les danseurs sont également des musiciens. Leurs mains, leurs pieds tout leur corps s’instrumentalise pour diffuser également du son. L’ensemble des interprètes sont emportés par une vague déchainée de musique et de puissance physique.

 

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